Raphaëlle Groulx-Julien

Peinture, sculpture, photographie

Raphaëlle Groulx-Julien

Biographie

Raphaëlle Groulx-Julien met en œuvre une recherche multidisciplinaire impliquant la peinture, le dessin, les médiums imprimés et la sculpture, notamment le moulage et la céramique. Elle a recours dans tous ces médiums à l’assemblage, au collage, à juxtaposition et à la confrontation d’images et d’objets. Elle expérimente autant l’utilisation traditionnelle de médiums comme la peinture à l’huile ou la porcelaine, que l’emploi d’images de production de masse, sa recherche passant avant tout par le regard émerveillé et parfois un peu ludique qu’elle porte sur le monde. Son fil conducteur est l’exploration de l’interaction de l’individu avec son désir à travers la sublimation de la matière qui survient lors de la mise en relation de l’image et l’objet.

Boursière du CRSH, Raphaëlle Groulx-Julien commence en septembre 2020 une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Elle a participé en 2018-2019 à un projet de fin d’études qui s’est déroulé sur une période de deux sessions et s’est soldé par un festival, La somme des distances, comportant deux expositions et deux soirées performance. En 2017, elle avait été coordonnatrice et exposante dans Quelques parts, une exposition montée par des étudiants en dehors du cadre universitaire. Plus récemment, elle a eu l’occasion de prendre part les Encans de la quarantaine.
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Démarche

Raphaëlle Groulx-Julien explore la fragmentation de l’image et la matière. Le projet Axe
d’asymétrie se présente comme une constellation d’images dont chacune semble être
une même image se reflétant de part et d’autre d’un axe central. Ces deux moitiés sont
toutefois différenciables par leur éclairage : lors des prises de vue, un arc-en-ciel généré
par la réfraction de la lumière qui passant par le biais d’un miroir entraîne un jeu de
variations de couleurs et de lumières. Le sujet est un bouquet de fleurs, dont seulement
des sections sont visibles dans chaque duo d’images. Ce projet renvoie à notre propre
relation identitaire avec notre reflet, une image inversée et parcellaire de nous-même,
convaincante grâce à la quasi symétrie du corps et du visage – mais seulement jusqu’à
un certain point. Le procédé vise à explorer de manière onirique les notions de
morcellement, de miroir et de réflexion, d’identité et d’identique, et d’illusion.

Les projets de peinture présentent à la fois des fragmentations de matériaux et
d’images. Ces dernières, glanées avec un téléphone ou par des captures d’écrans, sont
partiellement reproduites des résidus de bois ou des retailles de panneaux de gypse.
Leur sélection repose sur le fait qu’elles évoquent un rêve, une idéalisation ou une
stylisation de la réalité, qui cherche à séduire. Ces interventions visent à la fois à
déconstruire le fantasme provoqué par l’image en la mettant en tension avec un
support abrupt, et à sublimer l’objet résiduel par une image gracieuse travaillée
minutieusement.
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