Andy Maple

Photographie, textile, objet, céramique

Andy Maple

Biographie

Andy Maple est une artiste visuelle basée à Tio’Tia:ke, Montréal. Attirée par le design, elle est d’abord formée en coordination publicitaire. En 2020, elle complète un baccalauréat en arts visuels médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Son travail explore la façon dont la culture codifie son rapport au monde et ses questionnements s’inscrivent en filiation des théories écoféministes actuelles. Protéiformes, ses projets prennent vie à la fois dans l’installation, la sculpture, l’image et les mots. Son travail a été présenté dans le cadre d’expositions collectives, notamment à l’espace Georges-Émile Lapalme et à la Galerie Popop, et ses œuvres figurent dans quelques collections privées. Parallèlement, Andy Maple est membre de Hibernal, un collectif qui réfléchit l’hiver comme matériau, comme espace et comme conversation active. Elle est également coordonnatrice des Encans de la quarantaine.
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Démarche

Le travail d’Andy Maple explore la façon dont la culture codifie son rapport au monde. Ses projets, protéiformes, prennent vie à la fois dans l’installation, la sculpture, l’image et les mots.
À la recherche d’histoires en marge du progrès, elle tente de s’interposer entre les trames narratives des grands récits qui l’ont façonnée. Dans un processus qui fait dialoguer des objets usuels symboliques et des objets imaginaires qu’elle construit, elle cherche à en faire émerger un narratif parallèle, où le succès n’est pas une finalité. Elle accueille les petites histoires insignifiantes comme point de départ dans sa pratique, comme une occasion de porter attention aux détails et de se questionner sur la façon dont on raconte ces histoires. Sa relation avec langue est conflictuelle, mais féconde. Elle joue avec cette tension pour faire osciller la textualité entre ses possibilités et ses limites. Au-delà des frontières du langage, elle conçoit l’espace physique de manière poétique, propice à faire germer des formes qui n’ont pas encore de mots. Elle cherche à habiter le récit de façon poreuse en le faisant vivre parmi des structures molles, solides et parfois vivantes.

En filiation aux théoriciennes écoféministes Donna Haraway et Anna Tsing, ses intérêts de recherche s’enchevêtrent avec les présences non-humaines de son environnement immédiat. Plus récemment, elle se questionne sur l’état et la signification du deuil dans un climat global d’urgence. Elle souhaite réfléchir au monde à travers les contaminations entre matières, formes et corps.
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