Robie Schuler

Photographie, sérigraphie , textile, performance

Robie Schuler

Biographie

Robie Schuler est une artiste d’origine allemande résidant à Montréal. Elle a suivi une formation en théâtre avant de se tourner vers les arts visuels. Elle a complété un D.E.C en arts visuels au cégep du vieux-Montréal, puis un baccalauréat en arts visuels et Médiatiques à L’UQAM et sera diplômé en automne 2020. Robie a exposé son travail Lexique de la violence lors de l’exposition Paramètres qui a eu lieu à la salle Georges-Émile Lapalme à la place des arts en janvier 2020.

Elle a aussi été sélectionnée pour présenter un projet photographique au concours 1eres œuvres de BMO de 2020.

Aillant été victime de violence conjugale et diagnostiquée avec un syndrome du stress-posttraumatique, sa pratique aborde la notion de trauma et ses après-coups ainsi que ce qui entoure la violence, c’est-à-dire la culture du viol. Sa démarche est souvent engagée et féministe. Elle s’intéresse aussi aux thématiques de la trace, du souvenir et de la distance (autant métaphoriques que réels entre les individus).

Elle aborde ces sujets en aillant recours à la métaphore, la poésie, l’autofiction et l’écriture ainsi qu’une multitude de médiums, en passant par l’installation, la photographie, la vidéo et la performance. Elle travaille aussi régulièrement avec les membres de sa famille. En complémentarité avec les thèmes présents dans son travail, les notions d’empathie, puis de compassion (action faisant suite à l’empathie) y sont centrale. Elle se penche sur l’effacement du biais empathique chez le spectateur, dans le but d’un retour à l’émotion et à la sensibilité comme facteur de changement social.
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Démarche

Dans le cadre de artch Robie Schuler présentera trois performances ainsi que des installations qui se déploieront sur le site du square Dochester, toutes rattachées aux performances.

Le texte est au cœur de ce projet. Il aborde autant la notion de trauma, la culture du viol, la banalisation de la violence, le patriarcat, que les notions de féminismes, de solidarité et d’empowerment. Le texte devient objet, il est brodé, écrit sur de la vitre, avec de la craie, lu dans une performance. Le texte, tour à tour, s’efface, se perd dans le textile, au travers de la vitre, il faut le retrouver dans le paysage, mais il est là. Il nous échappe, traitant d’un discours et d’une culture problématique auxquels on voudrait souvent ne pas penser. Le texte est subtil, un murmure en écho à l’importance que l’on accorde généralement à son sujet.

Dans la performance Ce qui n’effacera rien, l’artiste parle de boys club, de l’ignorance que l’on pardonne. Dans Les échappatoires, elle aborde les termes qui oblitèrent la violence et la façon dont les discours blâment les victimes d’agressions. Dans La chaise, il est question d’apathie et de déni. Puis, dans Ne pas être seul.e, elle se penche sur l’aspect de communauté et de solidarité. Finalement, dans Geschichte sur la distance et ce qui est proche, performance d’autofiction réalisé avec sa mère et sa sœur, ces dernières nous parle, oui, de violence, de déchirement, mais aussi d’amour et d’acceptation, dans une histoire lyrique à trois voix.
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