Kando

Kando est né à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Il débute en arts comme autodidacte, en illustrant spontanément des scènes quotidiennes de la rue. Rapidement son style se définit.

Il a étudié à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa où il a pu manipuler différents médiums d’arts visuels.

Aujourd’hui, il explore un langage pictural par le biais d’une image fragmentée, conjuguant le dessin, la peinture, le collage et s’interroge sur la singularité de l’identité individuelle face à l’identité collective.

[read more= »En savoir plus » less= »Réduire »]La particularité de son travail,  il la trouve  dans la peinture expressive visant un résultat émotionnel, représentant et signifiant la construction identitaire des individus qu’il portraiture sur un support. Selon lui, tout ce qui touche à la communication humaine est émotion. Il veut se servir des émotions  pour transcender les frontières des cultures, des langues, des couleurs de la peau. C’est après quelques expositions à la galerie de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa et au Centre Culturel Belge Wallonie-Bruxelles de Kinshasa qu’il s’établit à Montréal, en 2009. Il complète des études en arts et en design à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

C’est après quelques expositions à la galerie de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa et au Centre Culturel Belge Wallonie-Bruxelles de Kinshasa qu’il s’établit à Montréal, en 2009. Il complète des études en arts et en design à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Invité comme artiste en résidence lors du Festival Afropolitain Nomade 2018 à Dakar où il présente son travail. Il expose à La fondation américaine Amref « Health Africa » lors de leur gala annuel en 2018.  Au Québec, le Centre Culturel de l’Université de Sherbrooke, le Festival Montréal en Arts, l’Hôtel de ville de Montréal ont exposé les œuvres de Kando. Nominé au Gala Dynastie en 2017 à Montréal, il est un des grands gagnants du concours Art Ici, lancé par Newad.

Les revues TicArtock et Droits et Libertés retiennent son travail pour leur page couverture.[/read]


Démarche

La création artistique est un moyen de célébrer mon identité, nourrie par  les  expériences  du passé et  du  présent, me permettant de  témoigner mon existence. Les personnages font partie de mon univers, celui de mon enfance à Kinshasa ; je synthétise à travers eux pour pouvoir dire et m’exprimer. Après mon arrivée au Québec, je me considérais faisant partie de cette société ; mais jusqu’à quel point ? Il y a toujours quelque chose qui me rappelle que je ne suis pas d’ici également, quand je retourne  au Congo  après plusieurs années, j’ai de la difficulté à m’identifier comme faisant partie de cette société-là. Aujourd’hui, je remets mon identité en cause et revendique une identité située entre deux cultures.

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Après mon arrivée au Québec, je me considérais faisant partie de cette société ; mais jusqu’à quel point ? Il y a toujours quelque chose qui me rappelle que je ne suis pas d’ici également, quand je retourne  au Congo  après plusieurs années, j’ai de la difficulté à m’identifier comme faisant partie de cette société-là.

Aujourd’hui, je remets mon identité en cause et revendique une identité située entre deux cultures.

Dans mon travail je m’interroge sur la singularité de  l’identité  Individuelle face à l’identité collective dans la  société.

L’art Africain et certains courants d’arts occidentaux sont mes sources d’inspiration.  Des grands noms tels que  l’Anglais Francis Bacon, Willem Dekooning et évidemment l’Américaine Joan Mitchell pour ne citer que ceux-là sont pour moi des avenues magnifiques qui m’influencent.

Quand je peins, je ne veux pas peindre que ce que je vois dans la tête mais surtout ce que je vois dans le cœur, je veux peindre les émotions. Selon moi tout ce qui touche à la communication humaine est émotion, peu importe les origines.

Après avoir exploré différents médiums notamment la peinture (huile et acrylique), le dessin, la photographie (numérique et argentique) et l’installation  (sculpture), j’ai choisi  d’exploiter les techniques  de l’accumulation des tache, et lignes (en construisant, déconstruisant ou reconstruisant) pour créer une image fragmentée  qui définit mon identité  à travers la peinture. Cette exploration me permet également de représenter et signifier la construction identitaire des individus que j’incarne sur un support.

Je me sers de l’image mais  j’ai besoin que la surprise surgisse et qu’elle naisse de mes couleurs, de mes traits, de mes outils. Par intuition, j’utilise plusieurs  techniques pour obtenir un résultat  inespéré. Dans mes compositions, lignes et taches s’accumulent par la gestuelle ; des portraits se décomposent ou se composent, se multiplient, symbolisant la mobilité.  La liberté.

Pour concevoir une  ou plusieurs œuvres, j’observe mon milieu de vie grâce à la photographie, la vidéo et le dessin afin de constituer une banque d’images à redéfinir. Je cherche à créer un environnement où tout est en activité pour faire naitre un effet visuel dynamique, symbole du mouvement et de la transformation.

Les expressions et les émotions passent par le corps et le visage. J’utilise des portraits pour mieux cerner ce langage émotif afin de communiquer avec les spectateurs.

Je veux me servir des émotions pour transcender les frontières des cultures, des langues, des couleurs de la peau.  Je veux apprendre à mieux me connaître, atteindre un langage universel afin de provoquer une réflexion, soulever des questions et raconter mon histoire.  [/read]

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