Clara Painchaud

Céramique,arts d'impression et installation

Clara Painchaud

Biographie

Clara Painchaud cherche à explorer dans son travail la tension entre la violence et la
douceur. Dans sa pratique installative, elle favorise les arts imprimés et la céramique pour donner forme à ses recherches. Titulaire d’un Baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Clara Painchaud travaille et réside à Montréal. Iel a obtenu en 2019 la bourse à la production en art imprimé de EAVM/Arprim. Clara a également remporté en 2020 une bourse de la Fondation McAbee qui lui a été accordée lors de l’exposition Paramètres XIX. Son travail a entre autre été présenté en 2020 dans la vitrine de La Centrale Galerie Powerhouse.
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Démarche

Le travail de Clara Painchaud interroge les espaces intérieurs, féroces et
vulnérables. Ellecherche à rendre visibles ces lieux dérobés où se côtoient la douceur et la
violence. C’est à cette intersection qu’iel souligne les rapports de pouvoir en lien avec le
patriarcat et l’identité de genre. La sorcière, utilisée comme archétype de puissance
transformatrice, occupe un rôle important dans son travail. Clara emprunte de sa
mystique pour créer ou détruire, dans des espaces ritualisés où des objets du quotidien
deviennent des symboles de pouvoir.

Son langage visuel se compose de fleurs fanées, d’armes fragiles et d’outils
inutiles faits de porcelaine, de papier ou de tissus. Explorant les chevauchements entre
l’artisanat et l’art contemporain, iel utilise la céramique et les arts d’impression pour
créer des objets ambigus. La plupart des éléments utilisés sont cueillis, amassés, ou fait à
la main en utilisant des procédés qui demandent une grande implication du corps ; une
manière d’investir la matière et d’y insuffler sa force. Le processus de création fait donc
également partie de l’esthétique du rituel que Clara met en scène. Or, certaines de ces
pièces sont des simulacres qui évoquent la tension entre la douceur et la violence.
Transformer une arme en un objet fragile devient ainsi une manière de porter fièrement
une vulnérabilité potentiellement dangereuse. Les objets sont sciemment arrangés de
façon à dresser des autels sur lesquels sont laissés les traces de gestes performatifs. Il
s’agit d’espaces de travail dédiés à la sorcière, érigés dans le but de transmuter la
vulnérabilité en un pouvoir. Ses œuvres prescrivent à la fois la tendresse et la
régénération ainsi que la férocité de la contestation.
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